Jeejee – 1- Yellamma

Jeejee - 1- Yellamma

par Anna Coreisan

C’est l’histoire d’un amour plus grand que l’univers.

Paul perd d’un coup sa femme et sa petite fille. À l’autre bout du monde, en Inde, Jeejee perd, d’un coup, ses deux parents. Paul commence par s’effondrer et s’isoler. La petite Indienne, orpheline, devient mendiante, bientôt consacrée à Yellamma comme devadasi, servante de la déesse, vouée à la prostitution et à la misère. Peu à peu, des signes apparaissent, pour guider Paul vers l’Inde. Une trame spirituelle se tisse pour relier ces deux êtres, jusqu’à leur rencontre. À partir de là, commence pour Paul et Jeejee, un long et douloureux périple intérieur, pour qu’ils puissent, un jour, vivre ensemble, comme un père et sa fille adoptée.

« Il se sentait comme un colis marqué “fragile”, intact à l’extérieur, tout cassé à l’intérieur. »

Présentation de l’éditeur : « Jeejee » est le premier grand roman d’Anna Coreisan. Lorsqu’elle m’a annoncé presque neuf-cent pages, je lui ai dit « Il faudra le couper en deux. » Alors, elle m’a répondu « Vas-y, coupe ! Mais juste après « Yellamma », c’est là que tout recommence. » L’histoire est tragique, terriblement tragique. Perdre sa femme, son enfant. Perdre son père, sa mère. Deux être dépossédés errent dans l’univers et, sans le savoir encore, ils vont finir par se rencontrer. Ce sera alors une grande histoire d’amour, entre un homme et une enfant. Une rencontre extraordinaire, au cœur de l’Inde, avec cette petite fille autiste, vouée à devenir une prostituée sacrée, une servante de la divinité. Paul fera tout pour arracher cette enfant de son funeste destin. Il devra pour cela se reconstruire intérieurement, renoncer à sa Lisa et à sa Léa et mettre toutes ses forces et son talent pour pouvoir adopter Jeejee. Dans cette merveilleuse histoire, où les émotions s’égrènent au fil des pages, on voyage dans l’Inde des châteaux et des grands palais, on découvre la culture indienne et ses religions, on rencontre de multiples personnages, des Indiens les plus modestes, jusqu’aux sadhus et gourous. Plus qu’une histoire d’amour, ce roman, qui semble biographique, nous invite aussi à une profonde réflexion sur le sens des attachements humains, de la mort, du destin, des signes et des univers infinis. On y découvrira, sur la fin, une belle envolée fantastique, onirique, offrant l’occasion, au lecteur, de se poser quelques questions fondamentales. Ce roman est, à ce titre et sans doute, plus qu’une fiction, mais une œuvre initiatique.

« Jeejee, c’est une cuillère à café pour vider l’océan, mais je sens que je dois le faire ! Parce que, parfois, une cuillère à café d’amour, ça peut transformer un océan d’indifférence. »

L’auteur : Fille d’un diplomate coréen et d’une danseuse de ballet d’origine russe, Anna Coreisan, après le divorce de ses parents, a longtemps vécu en France, où elle a étudié les lettres modernes, la philosophie orientale et l’anthropologie. S’essayant à différentes formes d’expression artistique, Anna Coreisan a fini par trouver sa voie dans l’écriture.

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